J'ai fini par m'acheter une vraie tasse pour remplacer les tasses blanches de l'école que leur petite taille empêchait de remplir efficacement leur rôle (à savoir : me réchauffer quand je les entourais de mes mains). Quand la tasse est trop petite, les doigts se chevauchent par-dessus la porcelaine, se confortent dans leur froid et j'ai fini trop vite. La couleur n'aide pas non plus. Celle-ci est toute ronde, une boule avec une anse.
Depuis mes vacances trop courtes, j'ai la motivation anémiée, le bonheur susceptible, la morosité à l'affût. Les gens me fatiguent et je n'ai pas envie de dormir. Et je me souviens que ça n'a pas toujours été le cas. Et que même, autrefois, je trouvais que 23h n'était pas trop tard pour aller au cinéma, que les bus étaient formidables et que je mangeais des concombres sans accompagnement.
Pour me remettre la tête à l'endroit, je vais aller passer quelques jours à photographier des lacs et à faire du vélo sous la pluie. J'espère aussi manger un petit déjeûner anglais et paresser au lit si les draps sont doux. Et marcher, sans cesse pour perdre cette lassitude qui s'accroche à mes basques.
Pour me remettre la tête à l'endroit, je vais aller passer quelques jours à photographier des lacs et à faire du vélo sous la pluie. J'espère aussi manger un petit déjeûner anglais et paresser au lit si les draps sont doux. Et marcher, sans cesse pour perdre cette lassitude qui s'accroche à mes basques.
Au début de l'année, lorsque le soleil perçait à travers les nuages, j'allongeais les pieds pour les réchauffer dans la flaque de lumière. Cela n'arrive plus. Le ciel hivernal est blanc et les ombres sont diffuses. Quand le soir tombe, c'est sournoisement, sans qu'on sache avec certitude d'où il vient. J'espère qu'il y aura une cheminée à l'auberge de jeunesse.
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